Communiqué de presse
Ce 2 avril, une délégation de Seaska a rencontré à Bordeaux le recteur d’Académie Jean-Marc Huart, afin d’avoir une réponse à la demande de passer les épreuves du baccalauréat en langue basque. La réunion s’est déroulée dans un climat cordial et a duré une heure et demie.
Le recteur nous a confirmé que le ministère avait engagé une réflexion sur la place que doivent occuper les langues minorisées au baccalauréat. Comme nous l’avions indiqué au ministre par courrier en janvier, nous lui avons rappelé que Seaska, en tant qu’acteur principal de l’enseignement en basque, doit être partie prenante de cette réflexion, afin d’éviter que des décisions contraires aux besoins de la langue soient une nouvelle fois prises à Paris. Le recteur a entendu notre demande et s’est engagé à la relayer auprès du ministère.
Concernant les examens, le recteur ne nous a pas apporté de réponse immédiate. Il privilégie un cadre à long terme plutôt qu’un système de dérogation à court terme. Nous avons toutefois insisté sur la nécessité de trouver une solution pour cette année.
Au sujet de la possibilité de passer une partie du Grand Oral en langue basque par les élèves de Terminale, il a également entendu notre demande, sans apporter de réponse précise.
Nous avons souligné que la possibilité de passer les examens en basque constitue une demande provenant des trois réseaux engagés dans l’enseignement en basque. Il s’agit d’une étape importante de la politique linguistique, soutenue par les collectivités locales ainsi que par les parlementaires de sensibilités politiques diverses.
Nous lui avons également rappelé que, depuis 2012, le rectorat de Bordeaux avait permis de passer les mathématiques en basque au baccalauréat jusqu’à la réforme et que, s’il en a la volonté, il peut lui aussi prendre une telle décision.
Par ailleurs, nous lui avons signalé que l’arrêté relatif à l’épreuve anticipée de mathématiques, publié le 10 juin 2025, ne précise pas la langue dans laquelle l’épreuve doit être passée. Dès le début de l’année scolaire, nous avions alerté le recteur par courrier : en l’absence de réponse de sa part, nos élèves prépareraient l’épreuve de mathématiques en basque. N’ayant reçu aucune réponse, les élèves se sont donc préparés à passer cette épreuve en basque.
Le recteur nous a indiqué qu’une réponse nous serait envoyée dans les prochains jours. En attendant, nous appelons à participer au rassemblement organisé demain à 18h30 devant la sous-préfecture de Bayonne par le collectif « Baxoa Euskaraz ».
Baxoa Euskaraz, orain !
Seaska