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CAMPAGNE 2026 DE INTEGRAZIO BATZORDEA

Soumis par editorea le

Chiffres de la rentrée 2025-2026 à Seaska de cette rentrée :

  • 171 élèves de la maternelle au lycée disposent d’une notification de la MDPH
  • Les 5 collèges de Seaska. Disposent du dispositif ULIS

Cependant, les moyens limités que nous recevons de la part de l’Éducation nationale conditionnent fortement notre action, au point que garantir l’inclusion à l’école devient un défi quotidien.


Un engagement limité du Ministère de l’Éducation Nationale ces dernières années

Budget restreint: Ces trois dernières années, Seaska et Integrazio Batzordea ont dénoncé la réduction des moyens consacrés à l’inclusion par l’Éducation nationale. Rappelons que dès le mois d’octobre le budget alloué par l’Éducation nationale pour financer les AESH était déjà épuisé.

 

Des contrats AESH inadaptés 

Cantine: Bien que l’Éducation nationale finance les postes d’ AESH, les contrats ne sont pas adaptés à la journée scolaire des élèves. Le contrat d’un AESH individuel est limité à 23,5 heures hebdomadaires. Or, la semaine d’un élève comprend 24 heures de cours, auxquelles s’ajoute le temps de cantine. Ces contrats ne couvrent donc pas l’ensemble de la journée d’un élève en situation d’inclusion, y compris lorsque celui-ci a besoin d’accompagnement pendant le repas.

Remplacements : Lorsqu’un AESH est en arrêt maladie ou en congé maternité, il n’est pas remplacé.

Démissions d’AESH: Cet été, nous avons appris de la part de l’Éducation nationale qu’en cas de démission d’un AESH, le poste était récupéré par l’administration, qui décidait ensuite de sa réattribution. Cela signifie qu’un établissement hors Seaska peut en bénéficier. Nous avons été informés de cette décision par téléphone. Malgré notre demande écrite officielle, nous n’avons reçu aucune réponse. À ce jour, 30 AESH sont sous contrat avec l’Éducation nationale à Seaska. En un an, nous avons perdu 5 postes. À ce rythme, le budget alloué au financement des AESH disparaîtra rapidement, conformément à une orientation claire de l’Éducation nationale. La démission d’un AESH est assez fréquente. Souvent, il s’agit d’un emploi exercé pour une période limitée, par exemple jusqu’à la concrétisation d’un projet professionnel. Ce poste constitue généralement une étape transitoire pour les personnes qui l’occupent.


Au total, depuis la rentrée 2025 jusqu’à fin février, Integrazio Batzordea a financé 22 000 € pour des postes d’AESH afin de pallier les manques de l’Éducation nationale.

Une réforme profonde de l’inclusion

Cette année, l’Éducation nationale engage une réforme majeure de l’inclusion. Dans un objectif d’économies, les PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé), qui gèrent les AESH, vont être modifiés.  Jusqu’à présent, la répartition des accompagnants spécialisés était organisée au sein des PIAL, tandis que la Maison Départementale des Personnes en Situation de Handicap (MDPH) examinait les situations, étudiait les dossiers des élèves et attribuait les notifications. Désormais, les PIAL deviendront des PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité). Ces PAS géreront les AESH et auront également d’autres missions. De nombreuses demandes d’adaptation scolaire y seront traitées, et seules les situations les plus lourdes remonteront jusqu’à la MDPH. Le PAS est une structure de l’Éducation nationale. À travers cette réforme, l’objectif est de reprendre la main. L’Éducation nationale décidera désormais de la quasi-totalité des situations d’adaptation au sein des PAS, maîtrisant ainsi totalement son financement, qui, de toute évidence, n’est pas en augmentation. Alors que les besoins augmentent, l’Éducation nationale s’inscrit dans une logique économique, au détriment de l’intérêt public. L’accompagnement humain sera fortement réduit et les adaptations devront être mises en place directement au sein des établissements.


Face aux limites du système : l’engagement de Seaska et de l’IB

Alors que l’Éducation nationale réduit les moyens consacrés à l’inclusion, les besoins ne cessent d’augmenter. Dans ce contexte, Seaska et l’IB ont pris, en collaboration, des mesures importantes ces dernières années pour réorganiser leur action en matière d’inclusion. Garantir l’inclusion dans sa globalité constitue le principal défi des ikastola et de Seaska. En tenant compte de la diversité des élèves et de leurs différences, l’objectif est que chaque rnfant ait sa place à l’ikastola, le plus longtemps possible et dans les meilleures conditions. Il faut garder à l’esprit qu’une inclusion réussie conduit à l’autonomie. L’accompagnement humain ne doit pas être l’unique réponse. C’est la pédagogie qui permet à l’élève d’acquérir les outils nécessaires pour progresser par lui-même autant que possible. La pédagogie crée également un véritable climat inclusif, dans la classe, entre élèves et avec les familles. Pour adapter la pédagogie, il faut des enseignants spécialisés et des formations adaptées. Cependant, au moment d’adapter les interventions aux nouveaux besoins, l’Éducation nationale ne mobilise pas de moyens supplémentaires. Par conséquent, la majorité des postes liés à l’organisation de l’inclusion repose aujourd’hui sur Seaska. Face à cette situation, nous demandons à l’Éducation nationale de prendre en charge cinq postes d’enseignants spécialisés. Fondamentalement, pour pouvoir garantir pleinement l’inclusion dans les ikastola, nous demandons les mêmes moyens que ceux dont disposent les autres réseaux.

Face aux changements du système : le rôle de l’IB

  • Suivi des dossiers transmis à la MDPH.
  • Suivi des dossiers traités par les PAS et garantie des adaptations.
  • Financement de matériel pédagogique spécialisé.
  • Si le nombre d’accompagnants spécialisés diminue fortement, les enseignants spécialisés et la pédagogie ne suffiront pas. Pour soutenir ces démarches, du personnel supplémentaire (spécialisé) sera nécessaire dans les ikastola, en particulier dans celles qui accueillent un grand nombre d’élèves en situation d’inclusion. Contribution au financement de ces postes.
  • Pour la campagne 2026, l’IB aura besoin de 156 100 €

Prochains événements

  • Vente de vêtements les 7 et 8 mars, organisée par les ikastola d’Oztibarre, Ortzaize,
  • Garazi, Azkarate, Baigorri, ainsi que le collège MEEK.
  • Kantu bazkaria à Senpere le 14 mars, organisé par l’ikastola de Senpere.
  • Course Itsas Laminen le 15 mars, organisée par l’ikastola d’Anglet.
  • Tables d’information les week-ends du mois de mars.

 

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IB- 2026ko kanpaina